Un jour de Noël… quelque part sur la terre
On se l'était promis !!! Chouette, cette année, on n'allait pas céder à la frénésie de Noël… Pas de sapin, pas de repas gastronomique et peu de cadeaux. Ca assez bien marché tant qu'on était loin de la foule, perdus dans les hauteurs andines… Mais Buenos Aires est bien une ville comme les autres. Et, si on n'a pas vu de débauche de décorations notamment dans les rues, dans les magasins par contre, c'était aussi du grand n'importe quoi. Et comme n'importe qui, qui s'est retrouvé le 24 après-midi à courir les boutiques parce que, quand même, “les enfants ont bien droit de fêter un peu Noël”, “c'est pas un jour comme les autres, il faut marquer le coup”, etc ?
Voilà pour la partie convenue (et super fatigante pour les deux pôvres qui s'y sont collés). Pour le reste, c'était plus exotique.
Pas de sapin a-t-on dit : les enfants se sont contentés du bel arbre dressé dans l'aéroport au départ d'El Calafate pour Buenos Aires (c'était le 23).
Et pour l'ambiance musicale, il y a aussi ça (bon, c'est surtout pour les mamies… parce que les deux grands ont bien voulu le jeu pour les deux petites ; ils ont même chanté spontanément avant qu'on les filme mais pas la peine de leur rappeler ce douloureux souvenir quand vous les verrez….).
Sinon, le 24, sous un soleil chaud, chaud, chaud… Petit tour suant sur la place du 25 mai. Sur le sol figure le symbole des mères de mai (un foulard noué), qui défilent ici tous les jeudis pour exiger des nouvelles des membres de leur famille disparus (mais elles sont de moins en moins nombreuses). Trente ans que l'Argentine s'est libérée de la dictature.
La place, elle, située juste en face de la Casa Rosada (notre Elysée) est devenue le lieu de toutes les manifestations. Le monument dressé en souvenir du 25 mai 1810 donc, jour de l'indépendance de l'Argentine, a été posé sur un échantillon de terre de chacune des provinces argentines.
Dans Puerto Madero, l'ancien quartier portuaire, réhabilité, chouette balade et bon petit repas du 24 midi. Ce quartier a été abandonné pendant plus de 50 ans et est désormais devenu le repaire des “bobos” et des architectes les plus fameux du monde. Tout y est un peu cher mais l'ambiance est très agréable… notamment grâce à un salutaire petit vent fluvial.
Donc, le 24 au soir, si tous les magasins de n'importe quoi jouaient les prolongations, les autres, style supermarchés où on peut acheter à manger par exemple pour un réveillon, ont fermé super tôt !!! Panique à bord et finalement, repas mega sympathique peuplé de fruits et de fromages divers et variés (accompagné de “dulce de batata”, une pâte de patate douce).
L'occasion aussi de partager un moment avec des inconnus, échoués comme nous dans cette auberge pour la nuit de Noël…
Pour les photos plus “famille”, et il y en a, va falloir rameuter la frangine (qui en fait beaucoup plus, help, Catou !). Promis, pour ceux (ou celles !) que cela intéresse, on va en rajouter.
Le lendemain, 25, la chaussette du père Noël a quand même réussi à trouver son chemin jusqu'au lit des filles. Chaussette atypique puisque le vieux bonhomme y a glissé aussi bien de l'artisanat tahitien que péruvien, voire quelques bidules argentins…
Et à midi, rendez-vous chez Catou et Gérald, confortablement logés dans le quartier Palermo (avec piscine, si, si) pour la traditionnelle ouverture des cadeaux (et moins traditionnel plongeon d'après-repas)
Ce soir, nous voilà en route pour le Nord-Est argentin, vers Salta, jusqu'au 5 janvier… Et puis, après, grande pause de deux mois et demi sur Buenos Aires. Le temps de mettre à jour le blog (vous n'avez pas vu la fin du Pérou, quasiment rien de notre périple dans le sud argentin !!!), de prendre des cours d'espagnol et manger des empanadas (et des bonnes parillas), en attendant Corinne, Moula et Stella en février !! Très belle nouvelle année à vous toutes et tous !!!















